La Méthode Wa-Jutsu

Le Wa-Jutsu est un art martial de self-defense traditionnel dans lequel on travaille aussi bien les atemi (coups frappés), que les clés (de bras, de poignet...), les étranglements, les projections et certaines formes d'immobilisation.

Le club est affilié à l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel (AEJT)

En tant qu'art martial traditionnel, il n'y a pas de compétitions et la devise de l'Académie est : " amitié et prospérité mutuelle ".

Quel que soit son âge et sa condition physique, chacun peut donc progresser à son rythme au travers de trois grandes matières :

  • le kata : il s'agit d'un ensemble de techniques codifiées permettant d'apprendre les bases du Ju-Jutsu.
  • la self-défense : ensemble de techniques mettant en oeuvre les bases apprises dans le kata pour se défendre contre différents types d'attaques (armées ou non).
  • le travail au sol : il s'agit de techniques d'immobilisations, de clés ou d'étranglements effectuées au sol dans le but de contrôler un éventuel adversaire.

A cela s'ajoute l'étude des différents atemi (coups frappés) et l'apprentissage des valeurs du Bushido. Le Wa-jutsu est caractérisé par la souplesse : les mouvements se font sans heurt, avec progressivité et amplitude. Il s'agit de dégager le maximum d'efficacité en utilisant son esprit et son corps et cela avec le minimum d'effort, pour pouvoir agir avec opportunité et sans force.

Le mot du fondateur

Deux cents ans avant Jésus-Christ, une lutte chinoise fut importée au Japon. Celle-ci fut à l'origine de la lutte japonaise "Sumo", qui pour sa part contribua au développement des nombreuses méthodes de combat employées par les Samurai (s'écrit "samouraïs" en français), c'est-à-dire des hommes de guerre japonais, sur les champs de bataille. Toutes les méthodes de combat employées par les guerriers japonais constituaient le "Bu-Jutsu", c'est-à-dire l'ensemble des arts martiaux antiques, à savoir le tir à l'arc, l'art de la lance, l'escrime, l'équitation, la natation, l'art de l'éventail de guerre, l'art du bâton, l'art du jitte, l'art de la chaîne, les arts occultes, et bien d'autres... et bien entendu, l'art du combat à mains nues.

La plupart des méthodes de combat à mains nues possédaient très souvent un complément sur une ou plusieurs spécialités armées, permettant aux guerriers de l'époque de faire face à toutes les situations possibles. Les principales méthodes de combat utilisées pour la guerre étaient connues sous une bonne douzaine de noms, tels que : Yawara, Wa-Jutsu, Kogusoku, Kumiuchi, Torite, Tode, Tai-Jutsu, Hakuda, Shubaku, Koshi-no-Mawari, Kempo...

Prenons l'exemple du Yawara (la gestion souple) et du Wa-Jutsu (l'art de l'accord souple). Ces deux méthodes de combat ont un point commun : l'idéogramme "Wa" que les japonais traduisent généralement par "accord". Ces méthodes, ainsi que l'idéogramme sont, selon les historiens japonais, à l'origine de la création des deux principes importants : "Ai" (harmonie, fusion) qui donna naissance au 9e siècle à l'Aiki-Jutsu (l'origine de l'Aikido), et "Ju" (céder en souplesse) qui donna naissance au 16e siècle au Ju-Jutsu (l'origine du Judo Kodokan). Toujours selon les historiens japonais et les Maîtres de l'école du Judo Kodokan à Tokyo, l'idéogramme "Wa" (accord) représente le principe fondamental des Arts Martiaux au Japon. Exprimé en terme plus moderne à partir des années 1625-1650, il devint le principe "Ju" (céder en souplesse).

De ce fait, "Ju-Jutsu" (l'art, la pratique de céder en souplesse) s'appelait donc auparavant "Yawara" (la gestion souple) et "Wa-Jutsu" (l'art de l'accord souple).

Wa Ju-Jutsu

De très nombreuses écoles ("Ryu" en japonais) de Ju-Jutsu virent le jour. Pour n'en citer que quelques unes : Takenouchi-Ryu, Sosuishi-Ryu, Tenshin-Shinyo-Ryu, Kito-Ryu, Sekiguchi-Ryu, Juki-Ryu, Yagu-Shigan-Ryu, ... A cette période, le Ju-Jutsu pouvait être défini comme un art d'attaque et de défense, le plus souvent sans armes, contre un adversaire armé ou non. Il reflétait l'art du corps à corps intégral, qui consistait :

  • à saisir, projeter, tordre, luxer, étrangler...
  • à trancher, frapper avec les pieds, les mains...
  • à neutraliser les adversaires armés de poignards, sabres, lances, bâtons, à l'aide des mains nues
  • parfois se servir de sabres, de lances, de bâtons...

Ainsi à cette époque, le Ju-Jutsu était donc un terme général pour désigner la pratique des arts martiaux. Puis, avec l'avènement de la paix civile au Japon (Eres Edo puis Meiji), les écoles de Ju-Jutsu traditionnel donnèrent à leur enseignement un sens plus éducatif, plus philosophique, voire plus spirituel.

M.Jacques Jean QUERO
Directeur Technique de AEJT

Les autres arts martiaux

Attention : cette section n'a pas pour but de critiquer d'autres disciplines. Il s'agit juste de préciser notre approche du Ju-Jutsu à travers les différences qui le séparent d'autres arts plus connus. Le but est que chacun puisse trouver l'art martial qui lui convienne le mieux suivant ce qu'il recherche.

Vous pouvez également visiter le site des clubs de la ville listés ici.

le Judo

Il s'agit d'une technique à finalité essentiellement sportive et éducative, conçue pour l'affrontement direct en compétition ou dans des combats d'entraînement. Les combattants se saisissent mutuellement et sont en opposition directe et constante.

Le Ju-Jutsu est une technique de self-defense dans lequel on apprend à se défendre contre différents types d'attaque en utilisant aussi bien des atemis que des projections, des clés ou des étranglements. Il n'y a pas de limites liées à la compétition. Il s'agit de s'adapter avec opportunité à l'action de l'autre et d'utiliser à son avantage l'initiative de l'adversaire.

L'Aïkido

En Aïkido, on recherche une harmonie avec le partenaire. La finalité n'est donc pas tout à fait la même qu'en Ju-jutsu, ce qui se traduit par des déplacements larges et de grandes esquives circulaires.

Le Ju-Jutsu est essentiellement positif dans son principe, c'est-à-dire qu'on entre le plus directement possible dans l'action de l'autre alors qu'en Aïkido, on esquive toujours l'attaque, on la laisse s'accomplir pour la prolonger par une initiative adaptée et sans chercher à blesser l'adversaire.

Le Karate

Le Karate est fondé essentiellement sur le blocage et l'atemi, il vise à détruire l'adversaire par un contact très fort et pénétrant. C'est une technique dure qui s'appuie sur des positions rigides, et consiste à concentrer de façon précise et en un instant très bref toute l'énergie interne.

Le Ju-Jutsu est souple et progressif. Il utilise également les atemis mais pas forcément comme finalité de l'action : ils peuvent devenir le moyen d'utiliser d'autres techniques, comme des clés ou des étranglements par exemple.

L'equipement

Pour débuter, seuls un judogi (kimono de judo) et une paire de zoori (sandales) sont nécessaires. Les ceintures sont fournies par le club de la blanche à la marron.


le Tambo

est un bâton court.

le Tanto

est le poignard japonais.

le Katana

est le sabre japonais.

le Hakama

est porté par les ceintures noires lors des cérémonies ou des démonstrations. Le hakama est un pantalon large plissé (7 plis : 5 devant et 2 derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Les plis représentent les 7 vertus que doit posséder le samouraï : jin (bienveillance, générosité), gi (honneur, justice), rei (courtoisie, étiquette), chi (sagesse, intelligence), shin (sincérité), chu (loyauté) et ko (piété).

les Zori

sont une paire de sandales traditionnelles utilisée pour circuler hors du tatami.

le Judogi

appelé à tort "kimono". Les femmes doivent porter sous leur veste un t-shirt blanc montant jusqu'à ras du cou.